Pourquoi nous combattons

Why We Fight

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des films ».

Série de sept documentaires produits par le U.S. War Department réalisés par Frank Capra et Anatole Litvak (sauf le n°1).

  • Scénario : Eric Knight, Anthony Veiller
  • Musique : Dimitri Tiomkin
  • Montage : William Hornbeck
  • Commentaire : Walter Huston et parfois Anthony Veiller (nos 2, 3, 4)
  • Pays : États-Unis
  • Dates de sortie : 1942-1945
1. Prelude to War, 1942 – 53 min – Oscar du meilleur documentaire2. The Nazis Strike, 1942 – 42 min3. Divide and Conquer, 1943 – 58 min4. The Battle of Britain, 1943 – 54 min5. The Battle of Russia, 1944 – 1 h 206. The Battle of China, 1944 – 1 h 077. War Comes to America, 1945 – 1 h 10

Commentaire

« Capra, je veux mettre au point avec vous un plan pour réaliser une série de films documentaires qui expliqueront à nos soldats pourquoi nous combattons et les principes pour lesquels nous combattons », dit le chef d'état-major à Frank Capra qui vient de s'engager dans l'armée. Capra réalise des films de propagande depuis des années. L'héroïne de ses films est l'Amérique, elle sort toujours grandie quand le mot FIN apparaît sur l'écran. Pour cette commande de l'armée, il se sert des propres films de l'ennemi : « Faites écouter à nos gars les nazis et les Japonais hurler leurs prétentions à être une race de seigneurs et nos combattants sauront pourquoi ils portent l'uniforme. » (Capra). Chaque documentaire expose les causes historiques et géographiques du conflit. La réussite de Capra est d'avoir su rendre ces sujets, a priori rébarbatifs, passionnants en utilisant tout son savoir-faire. Les croix gammées deviennent des termites. Les mouvements de caméra sur les cartes de géographie expliquent clairement les déplacements des nazis en Europe. La musique de Tiomkin et la voix de Walter Huston concourent à l'attrait des films. L'armée américaine et les soldats du Commonwealth ont vu ces documentaires. Ils furent traduits en plusieurs langues. Winston Churchill donna l'ordre de passer toute la série dans des salles britanniques.