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variole ou petite vérole

Cet article est extrait de l'ouvrage « Larousse Médical ».

Maladie infectieuse contagieuse due à un poxvirus.

Le virus de la variole se transmet exclusivement par voie interhumaine. L'éradication de cette maladie, rendue possible par une campagne mondiale de vaccination, a été proclamée à la fin de l'année 1979 par l'Organisation mondiale de la santé.

Historique

Le virus de la variole fut autrefois à l'origine d'épidémies mortelles. À partir de foyers indiens et chinois, la maladie atteignit à plusieurs reprises l'Europe, notamment au vie siècle, au xviie siècle (grande pandémie européenne, qui s'étendit à l'Amérique du Nord) et au xviiie siècle ; le roi de France Louis XV mourut de cette maladie en 1774.

La vaccination antivariolique remonte à 1796, année où le médecin britannique Edward Jenner (1749-1823) inocula pour la première fois à l'homme la vaccine bovine. Cette méthode fut reprise par les médecins de l'armée de Napoléon Ier puis se développa dans d'autres pays européens. Étant donné l'éradication de la variole de la surface du globe terrestre en 1979, il n'est plus exigé de certificat de vaccination antivariolique pour voyager à l'étranger.

Symptômes et signes

Après une incubation d'une à deux semaines survenait une forte fièvre, accompagnée de l'éruption, sur la peau, de vésicules et de pustules de consistance dure, enchâssées, se multipliant sur tout le corps, à partir du visage, en 4 jours. Le contenu des vésicules se troublait au cinquième jour ; suivait une suppuration, associée à une nouvelle poussée de fièvre, puis, au dixième jour, les lésions se recouvraient d'une croûte qui laissait une cicatrice indélébile.

Complications

Cette forme clinique simple de la variole pouvait se compliquer d'une extension des vésicules, d'une aggravation des signes généraux, d'atteintes polyviscérales (oculaire, encéphalique, pulmonaire), de surinfections graves et aboutir, comme c'était autrefois le cas pour 40 % des sujets atteints, au décès. Il y avait des formes bénignes et des formes toxiques de la maladie.

Traitement

Le traitement était celui des symptômes et comprenait, à une époque récente, d'une part des antibiotiques, pour lutter contre les surinfections bactériennes, d'autre part des antiseptiques locaux à pulvériser sur les lésions cutanées. Des sédatifs nerveux et des analeptiques cardiovasculaires pouvaient être administrés en complément. En outre, certains antiviraux (cidofovir) sont actifs sur le virus de la variole.