Journal de l'année Édition 1969

Du 01 juillet 1968 au 30 juin 1969

Ça c'est passé le

Grèce.

150 000 personnes aux obsèques de G. Papandréou à Athènes.

Ça c'est passé le

Espagne.

Le grand séminaire de Bilbao occupé par 63 prêtres contestataires.

Sommaire

  • La vie politique en France
    • L'année de l'après-gaullisme

      Les historiens feront sans doute remonter aux élections législatives de mars 1967 la rupture morale des Français avec de Gaulle et le début du déclin de son règne. Cette consultation, en effet, qui voyait le retour en force de l'opposition, montrait à l'évidence que le « sacrilège » du ballottage de l'élection présidentielle de décembre 1965 n'était pas un simple incident technique, mais bien l'amorce d'un reflux. Dès lors, chaque événement et aussi bien la guerre des Six-Jours du Moyen-Orient que le voyage présidentiel au Québec, les nouveaux refus opposés à l'adhésion britannique au Marché commun ou les débats monétaires occidentaux, provoquait d'interminables polémiques dans lesquelles le général était mis en question. Mais ce sont évidemment les événements de mai-juin 1968, avec les hésitations, les erreurs d'appréciation, la dramatisation extrême du chef de l'État, qui, malgré le redressement final de la situation, devaient accélérer décisivement, tout en la masquant pour un temps encore, la dégradation de la situation intérieure.

    • Élections

      Six mois de préparatifs, dix semaines de propagande intensive, dix jours de bataille : ainsi s'est divisée la campagne préalable au référendum du 27 avril 1969, qui a abouti au rejet du projet présenté au pays et au départ du général de Gaulle.

    • Dossier : inventaire des onze années de gaullisme

      Dix ans, neuf mois et vingt-huit jours : c'est la durée du pouvoir du général de Gaulle, entre son investiture comme président du Conseil, le 1er juin 1958, et sa démission du 28 avril 1969. Dix ans, presque onze, qui pèseront lourd dans l'Histoire quand, plus tard, les passions apaisées, on en fera le bilan. Il est trop tôt pour oser un jugement sur cette singulière période, pour dire s'il s'agissait bien de la transition entre la France du XIXe siècle et celle du XXIe ou plus simplement pour rechercher la nature de cette étape dans l'évolution d'un pays qui tantôt se fie exclusivement à un homme, tantôt se livre à des jeux politiques subtils que les uns nomment la démocratie, les autres la confusion.

    • Conjoncture économique

      3 juillet 1968 ; le choc en retour de la révolution manquée de mai-juin vient de déferler sur la France et d'amener au Parlement la plus formidable majorité que le Palais-Bourbon ait connue : 360 députés gaullistes sur 487 ; Maurice Couve de Murville est toujours ministre des Finances, mais il sait déjà que le général de Gaulle va l'appeler à Matignon. Il décide de relever le taux d'escompte de la Banque de France de 3,5 à 5 %. Simple mesure conservatoire.

    • Productions

      L'évolution des industries de l'énergie se poursuit. Cette phase de profonde transformation modifie peu à peu sa physionomie.

    • Finances

      Le budget de l'État a été profondément affecté, depuis deux ans, par les secousses sociales et financières telles que les grèves de mai-juin 1968 et l'alerte monétaire de novembre de la même année.

    • Emploi

      En augmentation constante jusqu'en juillet 1968, les demandes d'emploi non satisfaites n'ont cessé de diminuer depuis lors. Parallèlement, les offres d'emploi non satisfaites, qui se situaient à 29 000 (données corrigées des variations saisonnières), ont augmenté régulièrement, pour atteindre plus du double à la fin de l'hiver.

    • Relations sociales

      La situation est simple pour les syndicats, après la pause des vacances 1968.

    • Aménagement du territoire

      La politique de décentralisation industrielle s'appuie à la fois sur les grandes entreprises et sur les entreprises moyennes, ces dernières constituant en quelque sorte l'infanterie de la décentralisation. Cette situation est particulièrement sensible dans le domaine de la mécanique et de l'électronique. Compte tenu du marché du travail et de la main-d'œuvre formée disponible, c'est d'entreprises moyennes créant 500 ou 600 emplois qu'ont besoin la plupart des régions françaises.

    • Armée

      Dès le début de juillet 1968, l'armée poursuit la réforme de son commandement et lance une nouvelle campagne de tirs nucléaires dans le Pacifique.

  • La vie politique internationale
    • Marché commun

      L'année 1968-69 aurait pu être une grande année européenne. Elle s'est ouverte, en effet, le 1er juillet 1968, par la suppression complète et définitive de tous les droits de douane entre les pays membres de la Communauté.

    • La France dans le monde et en Europe

    • Matières premières

      La dévaluation du sterling, fin 1967, avait eu pour effet de raffermir les cours dans la plupart des marchés commerciaux. Les tensions d'ordre monétaire que l'on a connues dans les derniers mois de 1968 ont eu un effet identique : consolidation ou raffermissement des prix pour la plupart des matières premières et produits de base.

    • OTAN

      Mil neuf cent soixante-neuf est une année importante pour l'OTAN : c'est le 4 avril 1949 que fut signé le pacte de l'Atlantique Nord. Ce vingtième anniversaire a été célébré, les 10 et 11 avril, à Washington, par les ministres des Affaires étrangères des quinze pays membres.

    • Les conflits

      Le cérémonial ne change pas. Tous les jeudis, vers 10 h 30, les quatre délégations de la conférence de Paris sur le Viêt-nam arrivent à l'ancien hôtel Majestic, avenue Kléber. Elles s'assoient autour dune vaste table ronde. L'un après l'autre, chaque chef de délégation — l'Américain, le Nord-Vietnamien, le Sud-Vietnamien, le représentant du Front national de libération — prend la parole. Il pose des questions auxquelles son adversaire répond par d'autres questions. Un dialogue de sourds. Dans l'après-midi, en règle générale, on se sépare et tout le monde se rend au centre de presse de l'avenue de Ségur. Là, une fois de plus, le porte-parole de chaque délégation expose la thèse de son pays, accuse plus ou moins ses partenaires de mauvaise foi et répond — à côté — aux questions des journalistes.

  • La vie politique à l'étranger
    • Afrique

      12 943 000. 5. 4,4 %. Économie. PNB (65) 228. Production (58) : A 21 % + I 21 % + S 58 %. Consomm. énergie (*66) : 371 kg e.c. Transports. (*66) : 681 M pass./km, 2 130 Mt/km. (*65) : 210 000 + 95 500. (*66) : 247 550 000 pass./km. Information. (65) : 5 quotidiens ; tirage global : 170 000. (63) : 1 500 000. (65) : *150 000. (65) : 180 900 fauteuils ; fréquentation : 26,9 M. (66) : 143 116. Santé (64). 1 301 . Mté inf. (60) : *36,4. Éducation (65). Prim. : 1 357 608. Sec. et techn. : 131 948. Sup. : 8 053. Institutions. État indépendant le 3 juillet 1962. République proclamée le 25 septembre 1962. Constitution de 1963. Président du Conseil de la révolution et chef de l'exécutif : colonel Houari Boumediene, auteur du coup d'État qui renverse Ben Bella le 19 juin 1965. Parti unique : FLN (Front de libération nationale) ; secrétaire général : Kaïd Ahmed.

    • Amérique

      20 772 000. 2. 1,9 %. Économie. PNB (66) 2 660. Production (66) : A 7 % + I 39 % + S 54 %. Consomm. énergie (*66) : 7 878 kg e.c. Transports. (*66) : 4 164 M pass./km, 138 840 M t/km. (*66) : 5 499 500 + 1 427 800.  : 2 306 000 tjb. (*66) : 8 976 251 000 pass./km. Information. (65) : 115 quotidiens ; tirage global : 4 271 000. (66) : *12 M. (66) : *5 700 000. (65) : 653 000 fauteuils ; fréquentation : 99,9 M. (66) : 7 893 000. Santé (66). 23 990 . Mté inf. (66) : 23,1. Éducation (65). Prim. : 3 566 019. Sec. et techn. : 1 332 415. Sup. : 323 625. Institutions. État fédéral indépendant en 1931 (Statut de Westminster). Constitution de 1867. Gouverneur général représentant la Couronne britannique : Daniel Roland Michener. Premier ministre : Pierre Elliott Trudeau.

    • Asie

      16 113 000. 24. 1,9 %. Économie. PNB (63) 60. Consomm. énergie (*66) : 26 kg e.c. Transports. (*66) : 18 000 + 16 300. (*66) : 45 800 000 pass./km. Information. (66) : 18 quotidiens ; tirage global : 101 000. (65) : *200 000. (65) : 9 900 fauteuils ; fréquentation : *6,1 M. (66) : *9 400. Santé (66). 721 . Éducation (65). Prim. : 397 155. Sec. et techn. : 57 983. Sup. : 3 426. Institutions. État indépendant depuis 1921. Monarchie constitutionnelle. Constitution de 1965. Souverain : Mohammed Zahir chah ; succède en 1933 à son père Mohammed Nadir, assassiné. Premier ministre : Nour Ahmed Etehmadi.

    • Europe

      2 020 000. 67. 2,8 %. Économie. Consomm. énergie (*66) : 331 kg e.c. Information. (66) : 2 quotidiens ; tirage global : 87 000. (65) : 130 000. (65) : 130 000. (65) : 20 200 fauteuils ; fréquentation : 7,8 M. Santé (65). 900 . Mté inf. (65) : 86,8. Éducation (65). Prim. : 361 241. Sec. et techn. : 55 261. Sup. : 12 761. Institutions. République populaire, proclamée le 11 janvier 1946. Constitution de 1946. Président du présidium : major général Hadji Lleshi, élu en 1953. Président du Conseil : colonel général Mehmet Chehou. Premier secrétaire du Parti : général Enver Hodja. Parti unique : Parti ouvrier albanais. Seule démocratie populaire d'Europe qui se soit alignée sur Pékin.

    • Océanie

      12 031 000. 2. 1,9 %. Économie. PNB (66) 2 172. Production (64) : A 12 % + I 42 % + S 46 %. Consomm. énergie (*66) : 4 931 kg e.c. Transports. (*66) : 18 006 M t/km. (*66) : 3 057 200 + 886 700.  : 803 000 tjb. (*66) : 5 613 597 000 pass./km. Information. (66) : 60 quotidiens ; tirage global : 4 268 000. (66) : *2 538 000. (66) : 2 526 000. (66) : 660 200 fauteuils. (66) : 2 978 336. Santé (65). 15 739 . Mté inf. (66) : 18,2. Éducation (65). Prim. : 1 666 631. Sec et techn. : 909 046. Sup. : *131 703. Institutions. Fédération de 6 États (Commonwealth of Australia), indépendante le 1er janvier 1901. Constitution de 1901. Gouverneur général représentant la Couronne britannique : lord Casey. Premier ministre : John Gorton ; succède à H. Holt, décédé accidentellement le 17 décembre 1967.

  • La vie intellectuelle
    • Lettres

      Bien sûr, il s'agit ici d'éphémérides critiques bien plus que d'un palmarès objectif ou personnel. Mais faire chaque été un retour sur l'année écoulée, et en particulier sur la distribution des prix littéraires de l'automne précédent, implique déjà une remise en question et une remise en ordre. Cela peut tenir à une faiblesse de la mémoire, mais même une fois les informations réunies et vérifiées, on s'aperçoit que la mémoire du cœur a déjà opéré un impitoyable reclassement qui ne tient plus compte des prix, des succès ou des bruits : quelques livres continuent à nous parler.

    • Arts

      Les musées parisiens ont proposé de nombreux ensembles, dont certains d'un grand intérêt. Le Louvre a présenté l'essentiel de la donation Louis de Clercq, fort riche en pièces anciennes du Moyen-Orient, et a regroupé le legs du Dr Lacaze à l'occasion du centenaire de sa mort. Le Cabinet des dessins a montré une centaine de pages magistrales avec les Maîtres du blanc et noir au xixe siècle.

    • Spectacles

      Sans pour autant gêner les positions très stables du cinéma de fiction pure, une autre forme de cinéma a fait cette année une offensive remarquée sur les écrans du monde entier. Il s'agit essentiellement d'un cinéma de réflexion dont l'ambition avouée est d'être un regard porté sur la société contemporaine. Avec objectivité ou dans une optique résolument partisane, suivant leurs convictions et leur tempérament, de nombreux cinéastes tentent d'analyser les contradictions et les vicissitudes du monde où nous vivons. Costa-Gavras en France (Z) ; Lindsay Anderson en Grande-Bretagne (If) ; Bo Widerberg en Suède (Ådalen 31) ; Miklos Jancsó en Hongrie (Ah ! ça ira) ; Jaromil Jireš en Tchécoslovaquie (la Plaisanterie) ; Alain Tanner en Suisse (Charles mort ou vif) ; Émile De Antonio aux États-Unis (Viêt-nam année du cochon) ; d'autres encore en Allemagne, en Argentine, en Algérie se sont efforcés d'échapper aux tentations du cinéma de digestion pour témoigner sur leur époque. Il faut également noter que ce ne sont plus les marginaux, les esseulés, les semi-amateurs fiers de leur indépendance qui sont les seuls à entrer en rébellion, mais que bien souvent ce sont les professionnels rompus à toutes les ficelles du métier qui les imitent et les surpassent même en audace. Paradoxalement, le cinéma français n'a guère été affecté par la crise de mai 1968. Il n'y a que peu de changements dans le nombre des films produits. La baisse du nombre des spectateurs s'accentue encore, mais il semble que la courbe de fréquentation ait de plus en plus tendance à se stabiliser — les chiffres du premier semestre 1969 sont à cet égard nettement encourageants et l'on prévoit une faible remontée dans les années qui viennent. Plus préoccupante est la crise d'inspiration que traversent les jeunes cinéastes. Dans son ensemble, le cinéma français vit sur l'acquis de l'ex-nouvelle vague. Rares sont ceux qui ont pris la relève des Godard, Truffaut, Chabrol, Demy. Les exceptions pour la dernière saison cinématographique se nomment Bernard Paul et son Temps de vivre, Barbet Schroeder, jeune producteur passé à la mise en scène avec More, et le Franco-Hongrois Diourka Medveczy, auteur d'un essai très insolite, Paul.

    • Sciences

      Né en 1911 à San Francisco, le professeur Luis Alvarez a fait ses études à Chicago. Toute sa carrière s'est ensuite déroulée à l'université de Berkeley (Californie), où il dirige aujourd'hui le Lawrence Radiation Laboratory. Titulaire, entre autres, de la médaille Einstein et de la médaille nationale américaine de la science, le professeur Alvarez s'est surtout fait connaître comme un expérimentateur de talent, dont les travaux ont beaucoup fait progresser la physique des particules élémentaires, notamment de celles qui ont reçu le nom de résonances. Le grand nombre aujourd'hui connu de résonances, ainsi que l'extrême brièveté de leur durée de vie incitent d'ailleurs certains physiciens à leur refuser la qualité de véritables particules. Leur étude est de la plus haute importance pour la connaissance de la structure profonde de la matière. L'équipe du professeur Alvarez a notamment découvert des résonances ion-nucléon et kaon-nucléon. Ces recherches exigent le dépouillement de millions de photos prises dans les chambres à bulles. Le professeur Alvarez a créé plusieurs dispositifs qui facilitent ce dépouillement.

  • La vie religieuse
    • La vie religieuse

      L'Église romaine, comme tous les grands corps, est travaillée par un esprit de contestation et de modernisation qui bouscule des positions considérées comme inébranlables.

  • La vie quotidienne
    • Éducation

      Plus de 12 millions de jeunes Français ont fréquenté en 1968-69 les établissements scolaires ou universitaires, soit environ 200 000 de plus que l'année précédente.

    • Automobile

      Record de visiteurs pour le 55e Salon de l'automobile : 1 060 000 visiteurs, soit 150 000 de plus qu'au Salon de 1967. Mais, surtout, record de nouveaux modèles, français ou étrangers.

    • La mode

      L'image qui restera de la mode d'automne, c'est d'abord une silhouette de femme en costume-pantalon, la taille ceinturée, le sac en bandoulière, les cheveux lisses séparés par une raie, parfois un ruban de cuir ceignant le front, à la façon des Indiennes.

    • Sports

      Innsbruck et Tokyo, en 1964, l'avaient laissé pressentir, Grenoble et Mexico l'ont confirmé : le sport international est désormais tributaire du développement de la télévision. Dans peu de temps, il sera possible de capter toutes les émissions venant des pays voisins et, grâce aux satellites artificiels, celles émanant des contrées les plus lointaines...

    • Information

      L'affaire du Figaro a largement dominé le monde de la presse au cours du deuxième trimestre de 1969. Ainsi, à l'occasion d'un conflit privé dont les origines véritables remontent à près d'un quart de siècle, s'est trouvé posé au grand jour un problème important : le rôle joué par les moyens d'information dans la société moderne. Voici le dossier de l'affaire.

    • Les courses

      Une tendance qui s'était déjà manifestée au cours de ces dernières années s'est nettement affirmée en 1968-69 : les courses ne sont plus uniquement un plaisir sportif ou une preuve de standing social, elles deviennent une véritable industrie : celle du cheval. À cela, deux raisons. D'abord, la disparition progressive des grandes écuries qui n'avaient pas pour but la rentabilité des fonds investis dans l'élevage. Ensuite, le succès considérable du tiercé, qui draine, chaque dimanche, une moyenne de 50 millions de francs aux guichets du PMU. À leur tour, les éleveurs, les entraîneurs et les propriétaires veulent profiter de cette manne.

    • Philatélie

      La guerre déclarée par la Fédération internationale de la philatélie aux « émissions nuisibles » provenant d'États plus ou moins fantômes ou portant des surcharges abusives, a provoqué et provoque encore de nombreux remous.

    • Bridge

      À peine éteints sur le prestigieux succès de l'organisation française des Olympiades de Deauville, les feux de la rampe se rallument immédiatement après, de nouveau à Deauville, avec le grand Festival.

    • Échecs

      Depuis juillet 1968, l'activité ne s'est point ralentie, tout au contraire : cette saison a connu un nouvel essor mondial, plus particulièrement marqué par le revirement des représentants soviétiques, qui ont mené dans la plupart des grandes compétitions en affirmant leur suprématie, quelque peu bousculée ces dernières années, à l'occasion de la plus grandiose manifestation que fut la 18e Olympiade.

    • Faits divers

      Près d'Élancourt (Yvelines) on découvre, le 1er octobre 1968, sur la pente d'une décharge publique, le cadavre d'un homme d'une trentaine d'années. Le corps est ligoté et enveloppé dans une housse en matière plastique. Un bâillon enserre la bouche...

    • Chronique judiciaire

      La Cour de cassation a prononcé, cette année, un arrêt exceptionnel, en décidant que Jean-Marie Deveaux — jeune commis boucher condamné à vingt ans de réclusion criminelle, en 1963, par la cour d'assises du Rhône, qui l'avait déclaré coupable du meurtre de la fillette de ses patrons — serait à nouveau jugé.

  • Nécrologie

    Maréchal Harold ALEXANDER,comte de Tunis (77 ans), ancien commandant suprême des forces alliées en Méditerranée ; Londres, le 16-VI-69.