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goitre

Goitre
Goitre

Cet article est extrait de l'ouvrage « Larousse Médical ».

Augmentation de volume, souvent visible, de la glande thyroïde.

Le goitre est une affection extrêmement fréquente : 800 millions de personnes en sont atteintes dans le monde. Cette maladie est souvent familiale et sa fréquence augmente avec l'âge. Elle atteint plus souvent les femmes que les hommes. Certaines régions sont connues comme étant particulièrement touchées par la fréquence du goitre : la Kabylie, par exemple, ou, en France, le Massif central et le centre de la Bretagne, en raison d'un déficit en iode.

Causes

Plusieurs types d'anomalie peuvent favoriser l'apparition d'un goitre. Un déficit en iode, constituant obligatoire des hormones thyroïdiennes, entraîne un goitre par carence iodée. La synthèse des hormones thyroïdiennes peut aussi se faire de façon imparfaite par suite d'un déficit enzymatique congénital. Certaines maladies thyroïdiennes provoquent également des goitres : la maladie de Basedow, la thyroïdite de Hashimoto ainsi que d'autres thyroïdites.

Symptômes et diagnostic

Un goitre se manifeste par un gonflement de la région antérieure du cou. Dans la plupart des cas, il est isolé. Parfois, il est accompagné de troubles consécutifs à un excès d'hormones thyroïdiennes dans la maladie de Basedow (amaigrissement, tachycardie, tremblements) ou de troubles dus à une insuffisance de ces hormones dans certaines thyroïdites (peau épaissie, constipation, frilosité).

Le diagnostic repose sur la palpation du cou. Lors de l'examen, on évalue la taille du goitre ainsi que son caractère vasculaire nodulaire, plus ou moins sensible. Surtout, on recherche des signes de compression des organes de voisinage, c'est-à-dire une dysphagie (gêne à la déglutition), une dysphonie (modification de la voix) ou une dyspnée (gêne respiratoire). On étudie parfois le goitre par une échographie cervicale qui visualise les lobes thyroïdiens et les nodules, précisant leur taille et leur aspect liquidien (kyste) ou solide. Une scintigraphie thyroïdienne peut se révéler nécessaire pour étudier le fonctionnement de la glande. Une étude cytologique des nodules par cytoponction (aspiration à l'aide d'une aiguille fine) est parfois aussi réalisée. Enfin, le dosage des hormones thyroïdiennes révèle une éventuelle augmentation ou une diminution de celles-ci.

Évolution et traitement

Spontanément, le goitre peut rester de petite taille ou augmenter de façon régulière et entraîner à terme des signes compressifs. Un goitre peut en outre devenir toxique (en sécrétant des hormones thyroïdiennes de façon excessive) et entraîner une hyperthyroïdie. Le traitement est proposé en fonction de cette évolution et de la cause du goitre : apport d'iode exogène en cas de carence, administration d'hormones thyroïdiennes en cas de synthèse déficiente de celles-ci ou thyroïdectomie (ablation de la thyroïde) partielle en cas de maladie thyroïdienne.

Voir : maladie de Basedow, thyroïdite de Hashimoto, glande thyroïde.