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céphalée ou céphalalgie

Cet article est extrait de l'ouvrage « Larousse Médical ».

Toute douleur de la tête, quelle que soit sa cause.

Les céphalées, couramment appelées maux de tête, siègent sur la voûte crânienne, en excluant le cou et la face. Très fréquentes, elles constituent l'un des premiers motifs de consultation médicale. Leur diagnostic n'est pas toujours aisé. On s'aide parfois d'examens sanguins, ophtalmologiques ou dentaires, de radiographies des sinus ou de l'ensemble du crâne, exceptionnellement d'un électroencéphalogramme ou d'un scanner cérébral.

L'évolution des céphalées est très variable, de quelques heures à quelques jours, les accès pouvant se répéter pendant plusieurs années.

Différents types de céphalée

Classiquement, on distingue trois grands groupes de céphalées.

Les céphalées de tension, très fréquentes, sont dues à une fatigue, à des troubles psychologiques bénins (anxiété, stress), voire à une véritable dépression.

La tension psychique peut provoquer une contraction exagérée des muscles de la nuque, avec irradiation de la douleur vers la tête. Les céphalées de tension sont permanentes et peuvent obliger à un ralentissement modéré des activités. Leur évolution est chronique.

Les migraines touchent de 5 à 10 % de la population générale. Leur cause primitive est inconnue, mais on sait qu'il se produit une constriction suivie d'une dilatation de certaines artères de la tête et qu'il existe souvent un terrain familial.

En général, la douleur est intense, pulsatile, localisée à la moitié du crâne, associée à des troubles digestifs (nausées, vomissements), exacerbée par la lumière, le bruit, l'activité physique.

L'évolution est chronique et paroxystique : on observe des crises de fréquence très variable (de une par an à plusieurs par mois), durant de 2 heures à quelques jours.

Les céphalées symptomatiques ne constituent pas en elles-mêmes une maladie, mais sont un symptôme d'une affection organique, notamment de la maladie de Horton, de certaines affections oculaires (glaucome, troubles de la vision), oto-rhino-laryngologiques (sinusite, otite), dentaires ou rhumatologiques (arthrose cervicale). Elles sont parfois occasionnées par une hypertension artérielle, une intoxication à l'oxyde de carbone, certains médicaments (les vasodilatateurs, par exemple), une fièvre.

Une céphalée symptomatique peut aussi être due à une hémorragie méningée, à une méningite, à une tumeur cérébrale, qui, en gênant la circulation du liquide céphalorachidien, déclenche en amont une hypertension intracrânienne, à un traumatisme crânien, à un hématome cérébral post-traumatique ou à un anévrysme cérébral.

En cas d'hypertension intracrânienne, la céphalée prédomine à la fin de la nuit ou au réveil. Augmentée par les efforts de toux et les mouvements de la tête, elle peut s'associer à des nausées ou à des vomissements, à un flou visuel, à une somnolence.

Une hémorragie méningée, une méningite s'accompagnent d'une raideur de la nuque, de nausées, de vomissements et d'une intolérance à la lumière.

Traitement

Outre la guérison d'une cause éventuelle et l'emploi de moyens spécifiques (médicaments antimigraineux s'il s'agit d'une migraine), le traitement est celui de la douleur en général ; il fait appel aux analgésiques usuels tels que le paracétamol.

Certaines mesures soulagent parfois la douleur : le patient peut s'allonger, éviter les facteurs aggravants (pièce bruyante, mal aérée), étirer ou masser les muscles de ses épaules, de son cou, du visage et du cuir chevelu et, si possible, dormir quelques heures.

Voir : migraine.