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appareil génital masculin

Appareil génital masculin
Appareil génital masculin

Cet article est extrait de l'ouvrage « Larousse Médical ».

Ensemble des organes masculins permettant la reproduction.

1. STRUCTURE

Chez l'homme, l'appareil génital est étroitement lié à l'appareil urinaire. Il comprend les testicules, les épididymes, les canaux déférents, les vésicules séminales, la prostate ainsi que le pénis.

1.1. organes génitaux externes

Les testicules sont situés dans les bourses où ils semblent suspendus au cordon spermatique. De forme ovoïde, les testicules mesurent environ 4 centimètres de long sur 2,5 cm de large chez l’adulte. Chaque glande est entourée par une membrane, la tunique vaginale, dérivée du péritoine abdominal et dont les prolongements divisent le testicule en 250 à 300 lobules qui contiennent chacun 3 ou 4 tubes séminifères. Les tubes séminifères rejoignent ensuite un réseau de canaux, le rete testis. Les testicules sécrètent des hormones mâles ou androgènes, notamment la testostérone qui agit sur le développement des organes génitaux et des caractères sexuels secondaires), et ils élaborent les spermatozoïdes.

testicule.

L'épididyme est un conduit situé en arrière du testicule (→ épididyme). Il reçoit les spermatozoïdes de celui-ci, qu'il dirige vers le canal déférent. L’épididyme déroulé mesurerait près de 6 mètres : il faut trois semaines aux spermatozoïdes pour le parcourir et y terminer leur maturation.

Le canal déférent est un fin conduit long d’environ 45 cm. Sa partie extra-abdominale est incluse dans le cordon spermatique (pédicule contenant les artères et veines spermatiques, les nerfs, les ligaments qui relient le testicule et l’abdomen). Le canal déférent pénètre dans l’abdomen à travers l’orifice inguinal jusqu'au canal éjaculateur, à l’entrée de la prostate. Il y transporte les spermatozoïdes.

Le pénis, ou verge, mesure en moyenne 10 à 12 cm au repos et 15 à 16 cm en érection. Il est constitué de l'urètre, conduit véhiculant l'urine lors de la miction et le sperme lors de l'éjaculation, d’un corps spongieux qui entoure l’urètre et de deux organes érectiles, les corps caverneux, flaccides à l'état de repos, et qui deviennent rigides à l’érection grâce à l'afflux de sang. Le pénis se termine par une partie renflée, le gland, recouverte par un fourreau de peau, le prépuce (que l’on supprime lors d’une circoncision).

pénis.

1.2. organes génitaux internes

Les vésicules séminales sont deux poches situées en arrière de la prostate et de la vessie, qui mesurent 5 à 7 cm de long (→ vésicule séminale); elles fabriquent un plasma séminal visqueux et alcalin, qui va constituer le sperme avec les sécrétions prostatiques et les spermatozoïdes.

Les canaux éjaculateurs, qui font suite aux vésicules séminales, expulsent le sperme dans l'urètre au moment de l'éjaculation.

La prostate est une glande pesant de 15 à 20 grammes chez l’adulte, située sous le col vésical et entourant l'urètre (→ prostate). Elle sécrète le plasma séminal, qui, associé aux sécrétions des vésicules séminales et aux spermatozoïdes, va former le sperme et activer la mobilité des spermatozoïdes.

Les glandes de Cowper, situées sous la prostate, produisent une sécrétion épaisse qui nettoie l’urètre juste avant l’éjaculation.

2. FONCTIONNEMENT

2.1. la spermatogenèse

La production de spermatozoïdes, ou spermatogenèse, débute au moment de la puberté et perdure toute la vie, même si elle diminue sensiblement à partir de 45 ou 50 ans. Elle atteint plusieurs centaines de millions d’unités par jour, soit 50 à 100 millliards par an.

Elle commence dans le testicule par la division sans cesse renouvelée d’une cellule souche, la spermatogonie, qui donne une nouvelle spermatogonie apte à se diviser et une première cellule fille, le spermatocyte I qui rejoint le tube séminifère.

Chaque spermatocyte I subit alors une première division (méiose), qui réduit de 46 à 23 le nombre de chromosomes (dont les chromosomes X et Y), puis une deuxième division conduisant à quatre cellules filles haploïdes (un seul chromosome de chaque type). Elles perdent leur aspect antérieur avec l’apparition de trois structures : la tête qui regroupe le noyau et l’acrosome riche en enzymes, une pièce intermédiaire qui regroupe les mitochondries source d’énergie autour de filaments contractiles, une longue queue ou flagelle dont les mouvements pourront propulser le spermatozoïde à la vitesse de 2 à 4 mm par minute. Le cycle complet dure 9 à 10 semaines, au cours desquelles le spermatozoïde gagne les vésicules séminales. Il ne devient fonctionnel qu’au contact des sécrétions séminales et prostatiques, au moment de l’éjaculation.

Chaque éjaculation expulse entre 2 et 6 ml de sperme contenant de 60 à 300 millions de spermatozoïdes chez l’adulte jeune. Les facteurs d’environnement (pollution atmosphérique ou alimentaire, température élevée des locaux, vêtements serrés) expliqueraient une baisse régulière de cette densité dans le monde moderne. Au-delà de 45 ans, la proportion de spermatozoïdes mal formés, immobiles ou génétiquement imparfaits augmente sensiblement.

2.2. la sécrétion hormonale

Les cellules interstitielles du testicule ou cellules de Leydig produisent la principale hormone mâle, la testostérone. Cette production existe très tôt chez l’embryon chez qui elle détermine l’évolution de l’appareil génital vers le type masculin. La sécrétion de testostérone disparaît pratiquement pendant l’enfance et réapparaît au tout début de la puberté, sous la stimulation de deux hormones hypophysaires communes aux deux sexes, la LH et la FSH. Elle atteint un maximum autour de l’âge de 20 ans, se stabilise quelques années puis décroît ensuite très lentement.

La testostérone détermine les caractères sexuels secondaires : développement des organes génitaux externes, squelette plus large aux épaules qu’au bassin, musculature, tonalité grave de la voix, pousse et répartition de la pilosité mais aussi agressivité et comportement sexuel.

À partir de 40 ou 50 ans, la baisse des sécrétions androgènes participe à l’évolution physique (répartition des graisses vers l’abdomen, perte de cheveux, fonte musculaire) et comportementale des hommes.

Voir le détail du contrôle neuroendocrinien de la fonction génitale et la différenciation sexuelle des organes génitaux au cours du développement embryonnaire à l'article général appareil génital.

3. EXAMENS

De nombreux examens explorent l'appareil génital masculin en complément de l’examen clinique effectué par le médecin :

— le spermogramme (numération des spermatozoïdes, étude de leur forme, de leur motilité, de leur vitalité, etc.) peut permettre de diagnostiquer l'origine d'une stérilité masculine ;

— les dosages sanguins de testostérone explorent la fonction hormonale du testicule ;

— l'échographie s'attache à décrire les vésicules séminales, la prostate et les testicules ;

— la transillumination (vue en transparence à l’aide d’une très forte lampe) permet de détecter un noyau infectieux ou cancéreux ;

— l'écho-Doppler étudie la vascularisation des corps caverneux, qui assurent la qualité de l'érection.

4. PATHOLOGIE

Outre la stérilité, les principales pathologies qui peuvent affecter l'appareil génital masculin sont :

— les atrophies et ectopies (position anormale, en général d'origine congénitale) testiculaires ;

— les tumeurs et infections du testicule et de l'épididyme (épididymite) ;

— les troubles de l'éjaculation ;

— les tumeurs, bénignes (adénome) ou malignes (cancer), de la prostate ;

— les troubles de l'érection (impuissance sexuelle par exemple).

cancer du testicule, ectopie du testicule, torsion du testicule, testicule féminisant, balanite.