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L'un des premiers croisés
Jean Joannis est né vers 1050 en Provence et mort à la bataille de Dorylée, le 1er juillet 1097.
Jean Joannis un chevalier gapençais qui meurt en combattant aux côtés du comte Raymond de Saint-Gilles, à la bataille de Dorylée, lors de la Première croisade.
Jean est le fils de Pons Joannis, de Gap. Il se marie en novembre 1067 avec noble Catherine Rambaud, fille de Pons Rambaud (1032-1080), premier seigneur de Montgardin, et d'Austrudis. Dans la Production de Gaspard Rambaud de Beaurepaire, au XVIIe siècle, pour la vérification de ses titres de noblesse, ce mariage est cité : Il fait voir en premier lieu le mariage de noble Catherine, fille de noble Pons Rambaud, coseigneur de Montgardin de l’année 1067 d’où l’on peut voir une Race conservée dans son lustre et ses qualités depuis plus de 600 ans.
La Provence et le Gapençais connaissent plusieurs familles Joannis et de Joannis. Il se peut que ce Jean soit à l’origine de certaines d'entre elles. Cette famille parait d'abord dans le Dauphiné. Puis, c'est peut-être l'une de ses branches qui va s'établir dans le Comtat Venaissin. Mais une autre a pour chef le seigneur de La Bastie Verdun dans l'Embrunois [1]. Un autre Jean Joannis est châtelain du Champsaur, en 1320. Jacques, seigneur de La Rochette, se marie avec Dame Lauda, en 1375 [2]. Raymond Joannis est le commandeur de Gap en 1376 [3]. La Provence connaît des familles Joannis et de Joannis, dont la parenté avec celle-ci n'est pas établie. Le blason des Joannis sera : D'azur au cœur traversé d'une flèche d'or et trois étoiles de même en pointe (Nobiliaire)
Jean Joannis est un chevalier de langue d'oc participant à la Première croisade et figurant dans la Canso de san gili, cité par du Mège [4] et La noblesse aux croisades [5]. Dans la Canso de San Gili, le nom de plusieurs chevaliers morts en combattant glorieusement dans la Palestine sont cités. Parmi ces noms Jean Joannis figure [6]. Nicée prise, l’armée pénètre en Anatole. Le 1er juillet 1097, l’avant garde, commandée par Bohémond et Tancrède, débouche dans la plaine de Dorylée. Ils sont tués quand elle est attaquée par l’armée du sultan. Jean, venu à la Croisade avec le comte Raymond de Saint-Gilles [7], décède lors de cette bataille de Dorylée.
1. Nobiliaire, p. 108.
2. A.D. 05 /E 175 et Armorial Haut Alpin
3. Tableau historique du département des Hautes-Alpes, I, p.93 et Armorial Haut-Alpin
4.Linda M. Paterson, Carol Sweetenham, The Canso D'Antioca- An Occitan Epic Chronicle of the First Crusade, p. 47.
5. La noblesse de France aux croisades, Paul André Roger, Derache, 1845, p.179.
6. Histoire générale de Languedoc: avec des notes et les pièces justificatives, composée ..., Par Claude de Vic, Joseph Vaissete, Alexandre Louis Charles André Du Mège, Publié par J.B. Paya, 1841, v. 3, p.110.
7. Archives de l'Orient latin, Société de l'Orient latin, Paris, p. 470.